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Mondes possibles : la science-fiction sur grand écran
Du mardi 2 juin au dimanche 19 juillet
Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition (2024)
Science-fiction : Genre littéraire ou cinématographique dans lequel des données de la réalité ou des hypothèses de la science contemporaine sont utilisées pour dépeindre des mondes, des sociétés, des êtres, des choses purement imaginaires ou qui sont supposés exister dans un avenir et un lieu indéfinis (souvent abrégé en S.-F.). Le roman d’anticipation appartient à la science-fiction. Roman, film de science-fiction. Jules Verne et H. G. Wells comptent parmi les fondateurs de la science-fiction. Georges Méliès, avec « Le Voyage dans la Lune » en 1902, ou Fritz Lang, avec « Metropolis » en 1926, ont ouvert la voie au cinéma de science-fiction. ◆
Remerciements à Les Acacias, Carlotta, la Cinémathèque suisse, FPA Classics, Metropolitan Films, Park Circus, Potemkine, Splendor Films, StudioCanal, Universal Pictures, The Walt Disney Company, Warner Bros., Wild Bunch.

À noter : 14e festival Les Intergalactiques,
Festival de science-fiction de Lyon, du 5 au 7 juin
Au programme
de David Lynch (États-Unis,1984, 2h17, coul.)
Ressortie événement en version restaurée 4K !
Dans un futur lointain. La dynastie des Atréides, envoyée sur la planète Arrakis, subit les attaques des Harkonnens… Résultat d’une production chaotique, cette première adaptation du roman culte de Frank Herbert a souvent été qualifiée d’œuvre malade. Son inventivité, sa poésie et sa folie rendent pourtant ce voyage inoubliable.
Mercredi 24 juin à 20h30 présenté par Nathalie Bittinger
Samedi 11 juillet à 20h30
Jeudi 16 juillet à 18h15
de Georges Méliès (France, 1902, 13min, N&B)
Georges Méliès, le magicien du cinéma et le pionnier des effets spéciaux, livre l’une des premières incursions du cinéma dans la science-fiction. Un succès mondial à l’époque !
Les angoisses des années 1950
de Robert Wise (The Day the Earth Stood Still, États-Unis, 1951, 1h34, N&B)
Une soucoupe volante atterrit en plein centre de Washington. Deux créatures en sortent. Viennent-elles en paix ?… Souvent considéré comme l’œuvre fondatrice du genre, le film questionne les réelles peurs des années 1950 dans ce climat de guerre froide. Un classique des classiques du cinéma de science-fiction américain.
Mardi 9 juin à 16h30
Samedi 11 juillet à 14h30
de Fred M. Wilcox (Forbidden Planet, États-Unis, 1956, 1h39, coul.)
En 2257, l’équipage d’un croiseur spatial est en mission de sauvetage vers la planète Altaïr IV pour retrouver les traces d’un vaisseau disparu 19 ans plus tôt… Un grand classique du space opera à la réussite artistique totale : des décors impressionnants, des effets spéciaux précurseurs et inventifs. Tout cela sans négliger le scénario… Un monument de la pop culture.
Mardi 2 juin à 16h15
Mardi 23 juin à 18h30 (Villa Lumière)
Mercredi 15 juillet à 16h30
de Ranald MacDougall (The World, the Flesh and the Devil, États-Unis,1959, 1h35, N&B)
Un mineur piégé sous terre suite à un effondrement (Harry Belafonte) refait surface après plusieurs jours. Il découvre un monde dévasté et se lance à la recherche de survivants… Un scénario efficace mêlant les angoisses du nucléaire à une réflexion sur le racisme normalisé aux États-Unis. Et des images inoubliables et inédites d’un New York totalement vide.
Incontournables
de Franklin J. Schaffner (Planet of the Apes, États-Unis, 1968, 1h52, coul.)
Quatre astronautes américains menés par le capitaine Taylor naviguent pendant de longs mois à travers l’espace. Ils se posent sur une planète inconnue, gouvernée par des singes qui ont réduit les humains à l’état de bêtes sauvages… Derrière ce légendaire film d’anticipation et d’aventures, la critique de l’hybris scientifique de l’humanité.
Dimanche 12 juillet à 14h30
Jeudi 16 juillet à 20h45
de Stanley Kubrick (2001: A Space Odyssey, États-Unis, 1968, 2h21, coul.)
À bord d’un vaisseau spatial, le docteur Floyd, assisté par le superordinateur HAL 9000, enquête sur un étrange monolithe noir… Chef-d’œuvre qui révolutionna le genre, ce film a marqué son temps autant par son final, expérience esthétique radicale, que par son évocation philosophique de la conquête spatiale et de l’évolution de notre espèce.
Jeudi 4 juin à 19h30 présenté et suivi d’une analyse par Fabrice Calzettoni
Dimanche 28 juin à 16h
Lundi 13 juillet à 21h15
Samedi 18 juillet à 19h45
de Richard Fleischer (Soylent Green, États-Unis, 1973, 1h37, coul.)
En 2022, les hommes ont épuisé les ressources naturelles de la planète, et seul un aliment, le « Soleil vert », parvient à nourrir une population miséreuse. Un policier va découvrir l’effroyable réalité de cette société… Charlton Heston et Edward G. Robinson dans son dernier rôle portent cette dystopie nostalgique et inquiète de l’inhumanité de la société de consommation.
Vendredi 12 juin à 16h30
Dimanche 5 juillet à 14h30
Samedi 11 juillet à 18h30
d’Andreï Tarkovski (URSS, 1972, 2h49, coul.)
Envoyé sur la base spatiale Solaris, Kelvin, un ingénieur russe marqué par un drame intime, est confronté à une mystérieuse forme de vie… Dans cette rêverie cosmique hallucinée sur la possibilité d’une intelligence extraterrestre, Tarkovski réinvente le film de science-fiction, sur la musique électronique d’Édouard Artemiev.
Samedi 6 juin à 17h
Mardi 14 juillet à 17h
Mercredi 15 juillet à 20h30
de Ridley Scott (Alien, États-Unis, 1979, 1h58, coul., Int. -12 ans)
L’équipage du vaisseau spatial Nostromo enquête sur une présence extraterrestre, repérée sur une planète inconnue… Thriller en huis clos, brillamment exécuté, « survival » aux célèbres morceaux de bravoure, devenu un indispensable du genre. Aux côtés de Sigourney Weaver, on constate avec effroi que, dans l’espace, personne ne vous entend crier…
Mardi 9 juin à 20h15
Samedi 20 juin à 19h30
Dimanche 5 juillet à 18h30
Lundi 13 juillet à 16h30
de Ridley Scott (États-Unis, 1982, 1h57, coul.)
Dans un Los Angeles pluvieux, Rick Deckard (Harrison Ford) est un ancien flic chargé d’éliminer des « réplicants » en fuite, des androïdes presque humains… Sur une intrigue de film noir, le magistral portrait d’une métropole du futur, grouillante, polluée, constellée d’écrans, qui met en crise la nature humaine. Version « final cut » de 2007.
Dimanche 7 juin à 18h30
Mardi 30 juin à 20h30
Samedi 4 juillet à 17h15
Mardi 14 juillet à 20h
de Terry Gilliam (Royaume-Uni, États-Unis,1985, 2h22, coul.)
Dans une société futuriste, dominée par une bureaucratie répressive, Lowry est un petit fonctionnaire rêveur. Tout s’emballe lorsqu’il découvre l’arrestation injustifiée d’un certain Buttle… Sublime et inventif dans la forme, terrifiant dans le fond : Terry Gilliam signe, avec humour, une féroce critique de la société de consommation. Un cauchemar visionnaire.
Vendredi 5 juin à 15h50
Mercredi 8 juillet à 18h30
de David Cronenberg (The Fly, États-Unis, Canada, 1986, 1h36, coul., Int. -12 ans)
Inventeur de la téléportation par reconstitution moléculaire, un biologiste se prend lui-même comme cobaye…Cronenberg injecte magistralement ce côté organique au cinéma de série B de sa jeunesse. Il signe un bijou dérangeant, horrifique (mais romantique !) dont les effets visuels n’ont rien perdu 40 ans plus tard. Grand Prix du Festival du film fantastique d’Avoriaz 1987.
d’Andrew Niccol (Gattaca, États-Unis, 1997, 1h46, coul.)
Dans un monde obsédé par la perfection génétique, Vincent, conçu naturellement, rêve de partir pour l’espace… Tout en sobriété mais avec une élégance folle, Andrew Niccol nous plonge dans un univers glaçant où la discrimination génétique règne. Un bijou d’anticipation au suspense intense porté par un sublime trio : Ethan Hawke, Uma Thurman et Jude Law.
de Lilly Wachowski et Lana Wachowski (The Matrix, États-Unis, Australie, 1999, 2h16, coul.)
Programmeur informatique le jour, Thomas Anderson devient Neo la nuit : l’un des pirates les plus recherchés du cyberespace. Sa vie s’apprête à changer suite à d’étranges messages provenant d’un certain Morpheus… Le premier épisode de la saga des Wachowski, véritable phénomène planétaire à sa sortie et toujours aussi fort aujourd’hui !
Dimanche 21 juin à 18h45
Samedi 27 juin à 14h30
Lundi 13 juillet à 18h45
de Steven Spielberg (A.I. Artificial Intelligence, États-Unis, 2001, 2h26, coul.)
Milieu du XXIe siècle : une famille adopte un petit robot androïde programmé pour être leur fils. Les choses se compliquent quand leur fils biologique, malade, guérit enfin… Adaptant un vieux projet de Stanley Kubrick, Steven Spielberg y greffe son thème central : la famille, irréversiblement perdue et toujours regrettée. Une épopée S-F élégiaque et surprenante.
Mardi 7 juillet à 19h30 En présence d’Olivier Paquet
Samedi 18 juillet à 14h30
de Neill Blomkamp (Afrique du Sud, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Canada, 2009, 1h52, coul.)
Des extraterrestres réfugiés sur la Terre depuis près de 30 ans deviennent un problème international explosif. Parqués dans le District 9, leur destin est entre les mains d’une multinationale… Véritable coup de génie d’un jeune réalisateur, le film mêle brillamment fable politique et présence extraterrestre. Un immanquable produit par Peter Jackson.
Jeudi 11 juin à 20h30 En présence de Julien Dupuy
Mercredi 8 juillet à 16h15
de Christopher Nolan (États-Unis, 2014, 2h49, coul.)
Alors que la vie sur Terre touche à sa fin, un groupe d’explorateurs tente de franchir les limites de notre galaxie pour savoir si l’homme peut vivre sur une autre planète… Oscar des meilleurs effets visuels 2015, un film culte et spectaculaire ! Avec un casting de haut vol : Matthew McConaughey, Jessica Chastain, Anne Hathaway, Michael Caine et Matt Damon.
Mardi 2 juin à 18h30 présenté par Jérémy Cottin
Jeudi 25 juin à 20h30
Dimanche 12 juillet à 20h
Dimanche 19 juillet à 17h
de Spike Jonze (États-Unis, 2013, 2h06, coul.)
Los Angeles, dans un futur proche. Theodore est inconsolable suite à une rupture. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne et rencontre “Samantha”, une voix féminine intelligente… Justesse, humour et sensibilité dans une œuvre plus actuelle que jamais. Avec Joaquin Phoenix et la voix de Scarlett Johansson.
Mercredi 10 juin à 20h15
Samedi 18 juillet à 17h15
d’Alex Garland (Royaume-Unis, États-Unis, 2015, 1h48, coul.)
Caleb remporte un séjour dans la résidence du patron du plus important moteur de recherche au monde. Là-bas, Il fait la rencontre d’Ava… Pour son premier film, le scénariste prodige de 28 jours plus tard signe un élégant thriller. Un huis clos glaçant sur l’intelligence artificielle avec Domhnall Gleeson, Alicia Vikander et Oscar Isaac.
Mardi 30 juin à 16h15
Mercredi 15 juillet à 18h30
de Denis Villeneuve (Arrival, États-Unis, 2016, 1h51, coul.)
Lorsque de mystérieux vaisseaux surgissent partout sur Terre, une équipe d’experts, dirigée par la linguiste Louise Banks, est chargée d’assurer le premier contact… Premier film de SF du futur réalisateur de Blade Runner 2049 et Dune. Un chef-d’œuvre de délicatesse, aussi émouvant qu’intelligent. Avec Amy Adams, Jeremy Renner et Forest Whitaker.
Séances uniques, en 35mm
de Michael Radford (Nineteen Eighty-Four, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, 1984, 1h53, coul.)
Winston Smith (John Hurt) tombe amoureux de Julia (Suzanna Hamilton), ce qui est un crime dans l’État totalitaire d’Oceania dirigé par Big Brother… L’adaptation en 1984 du célèbre roman de George Orwell publié en 1949.
Vendredi 10 juillet à 18h30
de Kathryn Bigelow (États-Unis, 1995, 2h25, coul., Int. -16 ans)
À 48 heures du nouveau millénaire, un ancien flic, accro à des clips clandestins de réalité virtuelle qui le mettent dans la peau de tueurs, découvre un complot d’envergure…Sur un scénario coécrit par James Cameron, un ambitieux thriller dystopique à la Philip K. Dick, qui questionne la représentation de la violence. Avec Ralph Fiennes et Angela Bassett.
Du côté de l’animation japonaise
de Hayao Miyazaki (Kaze no tani no Naushika, Japon, 1984, 1h57, coul.)
Longtemps après une guerre qui a ravagé la planète, une forêt toxique proliférante ne laisse que quelques enclaves aux derniers humains. Nausicaä, fille du roi, va tenter de rétablir l’équilibre entre les hommes et la nature… Imagination visuelle stupéfiante au service d’un propos écolo et pacifiste. Une révolution dans le cinéma d’animation japonais.
Dimanche 7 juin à 16h15
Vendredi 19 juin à 16h
Vendredi 10 juillet à 20h45
de Rintarô (Japon, 2001, 1h47, coul.)
À Metropolis, une cité futuriste, les humains cohabitent avec les robots. Le gigantesque gratte-ciel Ziggurat abrite les élites de la société, tandis que les pauvres et les robots sont condamnés à une vie souterraine… Une libre adaptation du manga éponyme d’Osamu Tezuka, dans un film d’animation futuriste mêlant lutte des classes et dystopie.
de Satoshi Kon (Japon, 2006, 1h30, coul.)
Des scientifiques ont inventé une machine thérapeutique qui pénètre dans les rêves. Le Docteur Chiba y apparaît sous les traits de la rousse Paprika. Plusieurs machines sont volées… Un puzzle mental en forme de thriller d’une grande sophistication, qui, dit-on, inspira Christopher Nolan pour Inception. Un voyage visionnaire entre réalité et inconscient.
Des doubles programmes cultes
de John Carpenter (Escape from New York, États-Unis, 1981, 1h39, coul.)
Dans un futur proche, Manhattan est un pénitencier à ciel ouvert où règne la violence : le dur à cuire Snake Plissken (Kurt Russell) a 24 heures pour retrouver le président, kidnappé par des terroristes… Western d’anticipation dominé par la figure d’un cow-boy borgne et nihiliste. Un grand film d’action. Avec aussi Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Donald Pleasence.
de John Carpenter (They Live, États-Unis, 1988, 1h34, coul.)
Débarquant à Los Angeles, un chômeur découvre que le monde est aux mains d’extraterrestres prêts à piller la Terre. Pour voir l’effrayante réalité, il suffit de lunettes spéciales… En colère contre Hollywood et l’Amérique reaganienne, Carpenter signe son film le plus politique, dénonçant la soumission des masses à travers une réjouissante série B horrifique.
de James Cameron (The Terminator, États-Unis, 1984, 1h47, coul.)
Deux soldats ennemis sont envoyés du futur afin d’influencer l’issue d’un conflit qui n’a pas encore eu lieu. L’un d’eux est un cyborg assassin inarrêtable… Entre voyage dans le temps, horreur et science-fiction, James Cameron invente un univers qui marquera profondément les spectateurs. Un monument avec Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn et Linda Hamilton.
Vendredi 19 juin à 18h30 (film seul)
Vendredi 19 juin Pass 2 films
Mercredi 8 juillet à 21h10
de James Cameron (Terminator 2: Judgment Day, États-Unis, 1991, 2h17, coul.)
Un Terminator venu du futur est chargé de protéger le jeune John Connor d’une autre terrible machine… James Cameron profite d’un budget cette fois hors norme avec cette suite qui, pour les fans, surpasse l’original. Plus d’ampleur, de profondeur, d’humour : un rollercoaster d’action qui fait date dans l’histoire des effets spéciaux.
de Paul Verhoeven (États-Unis, 1987, 1h43, coul., Int.
-12 ans)
Après avoir été laissé pour mort lors d’une fusillade, un officier de police devient une nouvelle arme, un policier hybride mi-homme, mi-robot… Film d’action brutal où Verhoeven use d’un prétexte (la fusion de la machine avec l’être humain) pour tirer à balles réelles sur l’Amérique reaganienne. Une fable d’une grande noirceur, avec Peter Weller et Nancy Allen.
de Paul Verhoeven (États-Unis, 1990, 1h53, coul., Int.
-12 ans)
2048. Hanté par un cauchemar qui l’entraîne sur Mars, Doug Quaid s’adresse à un laboratoire capable de matérialiser les rêves… Deuxième incursion de Verhoeven dans le la science-fiction, Total Recall brouille habilement les frontières entre cinéma de pur divertissement et film d’anticipation au scénario complexe. Inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick.