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Invitation à Lucrecia Martel
Figure majeure du Nouveau cinéma argentin, elle a été révélée à l’international par son premier long métrage La ciénaga, récompensé coup sur coup à Sundance et Berlin. Son œuvre, entre fiction et réel, hantée par l’histoire de son pays, ausculte autant la mémoire que les enjeux contemporains.
Remerciements à Météore Films, Ad vitam, Shellac et Pyramide
LES FILMS
(Argentine, Espagne, France, 2001, 1h43, coul.)
Dans le nord-ouest argentin, Mecha, la cinquantaine, passe les vacances dans sa propriété avec ses quatre enfants, un mari inexistant et des cousins, et tente de survivre à un été torride… Sous un faux air de chronique familiale, le portrait cinglant de la bourgeoisie argentine au début des années 2000.
(Argentine, 2004, 1h46, coul.)
Amalia, une adolescente pieuse, vit avec sa mère dans un hôtel au Nord de l’Argentine. Lors d’un congrès médical organisé à l’hôtel, elle rencontre le Dr Jano et entrevoit la possibilité de sauver son âme… Dans une mise en scène hautement maîtrisée, Lucrecia Martel installe une atmosphère toute en ambiguïté entre sensualité et étouffement.
(La mujer sin cabeza, Argentine, Esp., Fr., 2009, 1h27, coul.)
Veronica est au volant de sa voiture quand elle heurte quelque chose. Lorsqu’elle retourne avec son mari sur les lieux de l’accident, ils découvrent un chien sans vie. Alors que l’épisode paraît clos, un cadavre est découvert… En compétition à Cannes en 2008. Lucrecia Martel décale le drame intime et révèle subtilement une dimension politique.
(Argentine, Brésil, France, Espagne, Mexique, Portugal, Pays-Bas, États-Unis, 2017, 1h55, coul.)
Dans une colonie espagnole de l’Amérique latine du XVIIIe siècle, le fonctionnaire don Diego de Zama attend désespérément un sauf-conduit du vice-roi l’autorisant à retrouver sa famille… Une exploration sombre et hallucinatoire, réinterprétation d’une histoire coloniale. Inclassable.