Billetterie

Cinémas d’Afrique

CINEMAS D AFRIQUE Aff60x80 Web1960-1990


Du jeudi 2 mai au mardi 4 juin 2024

Depuis le début des années 1960, de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne marqués par les luttes pour l’indépendance comme le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal ont considérablement développé leur production cinématographique, avec des infrastructures et moyens restreints, mais une inventivité certaine. Ces films sont autant de symboles de réappropriation d’un territoire, une affirmation de cultures autant qu’une parole éducative.
Bien que ces œuvres, belles, atypiques dans la production mondiale et historiquement capitales, aient donné naissance à de grands auteurs (Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambéty ou Souleymane Cissé), les films, eux, n’ont pas toujours trouvé le chemin des salles obscures françaises.
Ces filmographies ont d’ailleurs été peu visitées par l’Institut Lumière dans son travail de programmation, le difficile accès aux archives compromettait un projet de rétrospective. Aujourd’hui, une dynamique de restauration existe grâce aux ayants droit et au travail fondamental de structures comme la Cinémathèque Afrique ou la Film Foundation – World Cinema Project via The African Film Heritage Project conçu conjointement avec la FEPACI (Fédération Panafricaine des cinéastes).
Un voyage non exhaustif sur trois décennies de cinéma pour célébrer la pluralité des pays, des cultures, des langues, des formes et courants stylistiques et les travaux de restauration de ces pépites trop peu montrées.

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Remerciements à Arsenal Berlin, Carlotta Films, Ciné archives (fonds audiovisuel du PCF et du mouvement ouvrier), la Cinémathèque Afrique, Cineteca di Bologna, Diaphana Distribution, Éditions René Chateau, Film Foundation, Les Films du Losange, la Fondation Henri Duparc, l’INA, Pathé, Splendor Films, La Traverse, et aux ayants droit des films.

 

LES rendez-vous


Affiche ToukiboukiOuverture – Conférence sur les cinémas d’Afrique
Jeudi 2 mai à 18h30
En présence de Claire Diao, distributrice, critique de cinéma, programmatrice, spécialiste des cinémas d’Afrique
18h30 Conférence « Du cinéma africain aux cinémas d’Afrique » (env. 1h15)
 Achat des places 

20h30 Touki-Bouki (D. Diop Mambéty, 1h25)
 Achat des places 




Lemandat AfficheMardi 7 mai à 18h30
Présenté par Flavien Poncet
Classique du cinéma sénégalais
Le Mandat d’Ousmane Sembène (1968, 1h30)
Présenté par Flavien Poncet

 Achat des places 






Came Ra D Afrique De Fe Rid BoughedirMercredi 15 mai et mardi 21 mai à 18h
Documentaire à la Villa Lumière
Caméra d’Afrique (20 ans de cinéma africain) de Férid Boughedir (1983, 1h30)

 
Achat des places 15/05 
 Achat des places 21/05 








 

 

LES FILMS DE LA RÉTROSPECTIVE

NoireDe_Still

La Noire de…
d’Ousmane Sembène (Sénégal, France, 1966, 1h05, N&B)

À Dakar, Diouana, une jeune Sénégalaise, est embauchée comme gouvernante par une famille de Blancs. Quand elle accepte de la suivre en France, son travail change… Un film fondateur, qui valut à Ousmane Sembène (1923–2007) le prix Jean Vigo. Une dénonciation du racisme et du néocolonialisme, qui mêle habilement discours politique et effets poétiques.

Vendredi 10 mai à 17h

MANDAT

Le Mandat
d’Ousmane Sembène (Mandabi, Sénégal, France, 1968, 1h30, coul.)

Les pérégrinations complexes d’un Sénégalais pour toucher le mandat que son neveu lui a envoyé de France : méandres de l’administration, rapacité des proches… Sembène adapte son propre roman, fable cruelle et drolatique sur les séquelles de la colonisation et la montée des inégalités dans le Sénégal indépendant. Le premier long métrage tourné en langue wolof.

Mardi 7 mai à 18h30 présenté par Flavien Poncet





SOLEIL-O

Soleil Ô
de Med Hondo (Mauritanie, France, 1970, 1h38, N&B)

Plein d’espoir, un Africain arrive au pays de « ses ancêtres les Gaulois » et découvre peu à peu le traitement que réserve la France à ses travailleurs immigrés… Sans manichéisme, le cinéaste franco-mauritanien Med Hondo (1937-2019) livre une satire pleine de fureur, d’humour et d’imagination du racisme ordinaire. Avec le grand acteur antillais Robert Liensol.

Mercredi 15 mai à 18h30

LA-FEMME-AU-COUTEAU

La Femme au couteau
de Timité Bassori (Côte d’Ivoire, 1969, 1h17, N&B)

De retour d’Europe, un jeune Ivoirien est assailli de cauchemars qui troublent sa libido : parmi eux, revient une femme menaçante armée d’un couteau… Unique long métrage d’un pionnier de la télévision ivoirienne. « Une fable sur le continent africain : l’Afrique, abandonnée par ses enfants, y est représentée comme une marâtre vengeresse et possessive. » (Positif)

Mercredi 22 mai à 20h30

TOUKI-BOUKI

Touki-Bouki
de Djibril Diop Mambéty (Sénégal, 1972, 1h25, coul.)

Mory, le jeune berger qui a décoré sa moto d’un crâne de zébu, et Anta, l’étudiante, s’aiment et rêvent d’aller à Paris… Mêlant regard ethnographique et saynètes tirant vers le burlesque, le Sénégalais Djibril Diop Mambety (1945-1998) signe une œuvre unique, tonique et jouissive, qui dit l’insolence joyeuse mais aussi l’aliénation de la jeunesse sénégalaise. Une merveille !

Jeudi 2 mai à 20h30 présenté par Claire Diao

Sambizanga

Sambizanga
de Sarah Maldoror (Angola, France, 1972, 1h35, N&B)

Angola 1961. Domingos Xavier, un militant révolutionnaire angolais, est arrêté par la police secrète portugaise. Emmené en prison à Sambizanga, il est interrogé, puis torturé. Sa femme part à sa recherche… Les débuts d’une lutte pour l’indépendance en Angola, filmés avec force par Sarah Maldoror (1929-2020), figure majeure du cinéma d’Afrique, basé sur un événement réel.

Mardi 4 juin à 16h45

MUNA-MOTO

Muna Moto/L’Enfant de l’autre
de Jean-Pierre Dikongue-Pipa (Cameroun, 1975, 1h40, N&B)

Ngando et Ndomé s’aiment. Pour épouser Ndomé, Ngando doit s’acquitter de la dot. Orphelin, il fait appel à son oncle qui, déjà marié à trois femmes stériles, décide alors d’épouser lui-même la jeune fille… Une tragédie poétique sur l’amour de deux jeunes brisés par les abus de pouvoir des aînés. Un classique salué par la critique pour son esthétique remarquable et sa justesse de ton.

Vendredi 3 mai à 16h30

LETTRE-PAYSANNE

Lettre paysanne
de Safi Faye (Kaddu Beykat, Sénégal, France, 1976, 1h35, N&B)

La vie immuable d’un petit village du Sénégal où l’on cultive l’arachide sans parvenir à échapper à la pauvreté. Le jeune Ngor part pour la ville chercher du travail… Premier long métrage tourné par une femme de l’Afrique subsaharienne. Safi Faye (1943-2023), initiée au cinéma par Jean Rouch, regarde avec précision l’exploitation postcoloniale du travail des paysans.

Mardi 28 mai à 21h

La Chapelle 19801

La Chapelle
de Jean-Michel Tchissoukou (Congo, 1980, 1h20, coul.)

Dans l’Afrique des années 1930, les luttes de pouvoir entre un missionnaire qui demande aux villageois de bâtir une chapelle, un jeune maître aux idées progressistes et le sorcier guérisseur… Premier film tourné au Congo après l’indépendance, où Jean-Michel Tchissoukou (1942-1987) montre avec humour et lucidité les mécanismes de l’oppression coloniale.

Jeudi 9 mai à 14h45

Visages-de-femmes

Visages de femmes
de Désiré Ecaré (Côte d’Ivoire, France, 1985, 1h45, coul.)

Trois portraits de femmes ivoiriennes : l’une cherche à conquérir sa liberté amoureuse, l’autre apprend à se défendre des hommes et la troisième est une énergique cheffe d’entreprise… De la brousse à la ville, Désiré Ecaré (1939-2008) s’interroge sur le sort des femmes africaines et tourne l’une des premières scènes ouvertement érotiques du cinéma subsaharien.

Mardi 14 mai à 20h30

YEELEN

Yeelen/La Lumière
de Souleymane Cissé (Mali, 1987, 1h45, coul.)

Dans une Afrique mythologique, la longue initiation du jeune Nianankoro, qui doit affronter la colère de son père… « Il est temps de montrer notre continent avec dignité et noblesse. Notre culture n’a rien à envier à celle des autres », dit le cinéaste malien (né en 1940) décrivant avec une puissance tragique un rituel bambara. Prix du jury à Cannes.

Lundi 20 mai à 18h30

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Zan Boko
de Gaston Kaboré (Burkina-Faso, 1988, 1h31, coul.)

Proche de la ville, le village traditionnel de Tinga reçoit la visite de géomètres : l’espace urbain et la vie moderne s’étendent inexorablement. Tinga refuse pourtant de vendre sa terre… Un grand film politique sur la disparition d’un mode de vie, qui interroge le rôle de la presse et de la censure.

Jeudi 16 mai à 16h30

TABATABA

Tabataba 
de Raymond Rajaonarivelo (Madagascar, France, 1988, 1h18, coul.)

Dans un village à Madagascar, un Malgache de la ville apporte des idées indépendantistes. Il ne pourra rien sans le soutien de tous… Premier long métrage du cinéaste dans lequel il fait jouer les habitants d’un village des vallées de l’est de Madagascar. Un récit intime et authentique sur l’insurrection malgache de 1947 contre le régime colonial.

Mardi 7 mai à 16h30

YAABA

Yaaba
d’Idrissa Ouedraogo (Burkina-Faso, France, Suisse, 1989, 1h30, coul.)

Au nord du pays, le jeune Bila et son amie Nopoko rencontrent une vieille femme exclue du village. Les péripéties qu’ils vont vivre ensemble se transforment pour Bila en initiation… Une magnifique fable, d’autant plus universelle qu’elle est locale, restituée avec émerveillement par le plus célèbre des cinéastes burkinabés, Idrissa Ouedraogo (1954-2018).

Vendredi 24 mai à 16h30

BAL-POUSSIERE

Bal poussière
d’Henri Duparc (Côte d’Ivoire, 1989, 1h31, coul.)

Dans un village ivoirien, un riche planteur d’ananas, Demi-Dieu, déjà marié à cinq femmes, tombe fou d’amour de la jeune Binta, venue de la ville. Celle-ci a plus d’un tour dans son sac… Une truculente et savoureuse comédie africaine dans laquelle Henri Duparc (1941-2006), maître du genre, brocarde l’arrogance masculine et la polygamie.

Samedi 1er juin à 21h

Documentaire

Came Ra D Afrique De Fe Rid Boughedir 2

Caméra d’Afrique (20 ans de cinéma africain)  
de Férid Boughedir (Tunisie, France, 1983, 1h30)

Après plus d’un demi-siècle de cinéma colonial, des Africains devenus indépendants s’emparent de cette caméra longtemps interdite. Ils essayent de dire les réalités de l’Afrique dans sa multiplicité et diversité… Fruit d’un tournage sur dix ans, les premières années de ces nouveaux « cinémas d’auteur » nés en Afrique subsaharienne.

Mercredi 15 mai à 18h (Villa Lumière)
Mardi 21 mai à 18h (Villa Lumière)

 

 

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