Monika de Ingmar Bergman (1953) avec Harriet Andersson et Lars Ekborg © Svensk Filmindustri
Grands classiques du noir et blanc
Ciné-club
juin > juillet 2026
L’Institut Lumière joue son rôle de musée vivant et propose tous les jours une visite permanente de l’histoire du cinéma avec des classiques, à avoir vus et/ou à revoir sur grand écran.
Une sélection issue du catalogue de Carlotta Films.
Remerciements à Carlotta Films
Au programme
d’Alfred Hitchcock (The 39 Steps, Royaume-Uni, 1935, 1h26, N&B)
Un homme héberge une jeune inconnue. Quand cette dernière est retrouvée poignardée, il est poursuivi par la police… Couple en fuite et faux coupable : tout le cinéma d’Hitchcock est déjà dans ce chef-d’œuvre de la période anglaise du réalisateur.
de Jean Renoir (1937, France, 1h53, N&B)
Pendant la Première Guerre mondiale, des prisonniers de guerre français en Allemagne (Jean Gabin, Pierre Fresnay) font tout pour s’évader… L’humanité malgré tout, dans un classique du cinéma mondial porté par un trio d’acteurs légendaire (dont Erich von Stroheim) et une galerie de seconds rôles mémorables.
de Marcel Carné (1938, France, 1h31, N&B)
Jean (Jean Gabin), un déserteur, souhaite quitter la France. Il rencontre Nelly (Michèle Morgan). Par amour, il met les pieds dans un engrenage périlleux… Des dialogues savoureux, des acteurs mythiques et un récit tragique qui n’a rien perdu de sa puissance.
de Max Ophuls (1950, France, 1h33, N&B)
Ronde de rencontres amoureuses ou « galantes » – de la prostituée au soldat, à la femme de chambre, au fils de famille, à l’aristocrate… Mise en scène virtuose, casting prestigieux (Simone Signoret, Danielle Darrieux…), ironie mordante : l’amour malicieusement sublimé par le cinéma.
de Yasujiro Ozu (Tokyo Monogatari, Japon, 1953, 2h16, N&B)
Un couple âgé rend visite à ses enfants partis à Tokyo. S’ils sont d’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, personne ne trouve de temps à leur consacrer… La beauté et l’épure d’Ozu au service d’une histoire simple mais bouleversante.
de Ingmar Bergman (Sommaren med Monika, Suède, 1953, 1h34, N&B)
Quand Harry rencontre Monika, ils tombent amoureux et fuient sur une île… Le surgissement de Bergman sur la scène internationale, un scandale, et la révélation Harriet Andersson, pour « le film le plus original du plus original des cinéastes », d’après Godard.
de Charles Laughton (The Night of the Hunter, États-Unis, 1955, 1h33, N&B)
Un prédicateur séduit la mère seule de deux enfants. Quand il se révèle être un tueur en série, les deux petits fuient… Avec Lillian Gish, Shelley Winters, et surtout Robert Mitchum, terrifiant et inoubliable dans ce conte gothique d’une rare noirceur.
de Ingmar Bergman (Det sjunde inseglet, Suède, 1957, 1h37, N&B)
Sur une plage médiévale, un chevalier (Max von Sydow) rencontre la Mort. Commence alors une partie d’échecs, afin de retarder sa fin et de trouver des réponses à ses questions sur la foi… Un thème éternel, un duel légendaire, et l’un des plus grands films du monde.
de Sidney Lumet (Twelve Angry Men, États-Unis, 1957, 1h37, N&B)
Un jeune homme accusé de parricide risque la peine de mort. Douze jurés se réunissent pour délibérer, la décision doit être prise à l’unanimité. L’un d’eux émet un doute... Premier film de Sidney Lumet, avec Henry Fonda, symbole de démocratie et d’humanisme.
de Stanley Kubrick (Paths of Glory, États-Unis, 1957, 1h30, N&B)
En 1916, un général français ordonne une attaque suicidaire contre une position allemande imprenable. Les soldats à bout de force échouent… Dans ce déchirant chef-d’œuvre antimilitariste, censuré à sa sortie en France, Kubrick offre à Kirk Douglas peut-être son plus beau rôle.
de Jean-Luc Godard (France, 1960, 1h29, N&B)
Après le meurtre d’un policier, une petite frappe se réfugie à Paris, chez une Américaine dont il est amoureux… Une course en avant mêlée de crimes et d’histoire d’amour. Une révolution qui élève Belmondo, Seberg et Godard au rang d’icônes.