Billetterie

Sergio Leone

de Christopher Frayling
traduit de l'anglais par : Gérard Camy Jean-Paul Gabert.

Une collection dirigée par Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux

sergio-leone

Octobre 2018

708 pages

32 euros

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À propos du livre

À ce jour, Sergio Leone est la seule biographie à examiner avec autant de minutie et de passion l’oeuvre du réalisateur légendaire du Bon, la Brute et le Truand (1966), Il était une fois dans l’Ouest (1968) ou Il était une fois l’Amérique (1984)…
Cette biographie dépasse le seul cinéma de Sergio Leone comme le cinéma de Sergio Leone le dépassait lui-même, pour toucher à ce qui fait la force des grands artistes, l’universalité et l’unicité de l’oeuvre.

Le réalisateur italien surgit sur la scène internationale au milieu des années 60 avec ses westerns d’un genre nouveau. D’abord décrié, puis encensé par la critique, Leone dynamite les codes du Far West classique et révolutionne le cinéma de son époque.

Sergio Leone, Quelque chose à voir avec la mort offre un regard précieux et inédit sur la personnalité complexe d’un des plus grands cinéastes de l’Histoire du cinéma.

Son auteur, l’historien, critique et reporter britannique Sir Christopher Frayling, spécialiste de renommée mondiale du western, examine la genèse des personnages mythiques de Leone dans son ouvrage. Il invite aussi à un voyage à travers le cinéma italien des années 1920 à 1960. On part à la rencontre de ceux qui ont accompagné le Maestro, du jeune Dario Argento à Bernardo Bertolucci, en passant par Ennio Morricone, qui a composé la musique de tous ses films.

Le fruit d’un travail de recherche monumental et d’entretiens avec le légendaire cinéaste, Sergio Leone, Quelque chose à voir avec la mort offre une analyse exhaustive de ses films et de son cheminement artistique. C’est aussi une réflexion profonde sur le mythe américain et ses frontières.

Extraits

" J’ai commencé à réaliser que l’Amérique appartient à un patrimoine mondial et que le peuple américain l’a seulement loué. Les Américains ont l’habitude horrible, parmi d’autres, de diluer le vin de leurs idées mythiques avec l’eau du mode de vie américain - un mode de vie qui, accessoirement, n’offre aucun intérêt pour quiconque a la tête sur les épaules... Je voulais montrer la cruauté de cette nation, je ne supportais plus toutes ces dents blanches et ces visages grimaçants. L’hygiène et l’optimisme sont les termites qui détruisent le bois américain. Il est vraiment dommage que « l’Amérique » soit toujours aux mains des Américains.” Sergio Leone

Dans la préface, Christopher Frayling explique, qu’à la mort de Leone en 1989, alors qu’il avait commencé à écrire des articles sur lui vingt ans auparavant :

" Je fus très étonné d’apprendre qu’aucune biographie n’existait de ce cinéaste italien qui avait été considéré comme un des « premiers réalisateurs postmodernes » et qui avait eu une profonde influence sur les films populaires d’après les années 1960 et en particulier sur les films d’action... À l’image de la ferme de Brett McBain à Sweetwater, cette biographie représente encore aujourd’hui « le rêve de toute une vie ». Comme Quentin Tarantino me l’a dit récemment, au sujet du cinéma d’action moderne – la colonne vertébrale d’Hollywood –, « vous commencez avec Sergio Leone ». Et enfin, les critiques ont rattrapé le temps perdu.”

Père du western-spaghetti, Sergio Leone a marqué des générations de cinéphiles en popularisant le genre, notamment avec sa trilogie culte Il était une fois.

" Bernardo Bertolucci, qui avait participé à l’élaboration du premier traitement d’Il était une fois dans l’Ouest en 1967, gardait une forte impression de ce qui motivait Leone au travail : “Pour lui, c’était un peu comme jouer aux cow-boys et aux Indiens quand on grandit. Régressif. Quand j’ai été le voir, dans sa maison des faubourgs de Rome, il a passé beaucoup de son temps à me demander : « Quand vous étiez un enfant, comment aimiez-vous tirer ? Comme ceci (à bout de bras), ou comme ça (à hauteur de taille), ou encore ainsi (soufflant sur le canon). « Ainsi, parfois, cet homme de l’Ouest était totalement comme un enfant qui est pris dans la dynamique de l’imagination. » Leone le marionnettiste illustre souvent sa version de l’histoire d’Hollywood, à l’italienne, en nous montrant l’étrange spectacle d’adultes jouant avec des jouets.”

 

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