Billetterie

Vincere

de Marco Bellocchio , Italie, France , 2009

Ma 5/11 à 18h45 – Sa 9/11 à 16h30 Ve 15/11 à 21h

Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret, inconnu de l'histoire officielle : une femme, Ida Dalser (Giovanna Mezzogiorno), et un enfant, Benito Albino, conçu, reconnu puis renié. Ida rencontre Mussolini (Filippo Timi) de manière fugace, à Trente, et elle est éblouie. Elle le retrouve à Milan, en ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien L’Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l’aider à financer Il popolo d’Italia, point de départ du futur parti fasciste, elle vend tous ses biens…

 

VINCERE

 

Grâce au documentaire de Fabrizio Laurenti et Gianfranco Norelli, Il segreto di Mussolini, Marco Bellocchio découvre l’histoire d’Ida Dalser et de son fils, reconnu puis renié par Mussolini. Deux ouvrages, La moglie di Mussolini de Marco Zeni et Il figlio segreto del Duce d’Alfredo Pieroni, permettent au cinéaste de mieux comprendre le destin de cette femme qui le touche profondément par « son refus absolu de tout compromis ». Le cinéaste y trouve documents et témoignages, comme des lettres d’Ida adressées au pape et au Duce.

Vincere – "vaincre" en français – raconte deux conquêtes : celle du pouvoir par Mussolini et celle de la reconnaissance par Ida. Le réalisateur voit en cette femme une héroïne de tragédie grecque, une Antigone « … qui raconte l’invincibilité d’une petite femme italienne qu’aucun pouvoir ne fera fléchir. D’une certaine façon, c’est elle qui gagne. » (Marco Bellocchio)

Bellocchio utilise des images d’archives pour des raisons stylistiques, « afin de ressentir le temps de l’histoire ». Aussi, dans Vincere, dès 1922, l’acteur disparaît pour laisser place au Duce. Le film, au rythme dense et à la forme spectaculaire, montre le cœur de l’idéologie mussolinienne, à travers les yeux et la vie d’une femme. « Trouver une forme qui combine la passion privée et l’histoire. […] J’utilise le même langage visuel que le futurisme, ou le fascisme, mais dans un sens complètement différent.  […] Je voulais raconter comment une relation privée était emportée, bouleversée par le mouvement historique. C’est ce qui me fascinait, d’où ces choix esthétiques.» (Marco Bellocchio, Cahiers du cinéma n°650, novembre 2009)

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