Billetterie

Qui marche sur la queue du tigre...

de Akira Kurosawa

1185. Tombé en disgrâce, le prince Yoshitsune, frère du seigneur Yoritomo, futur shogun, cherche à quitter le territoire en compagnie de ses vassaux. Les hommes décident de se déguiser en moines afin de duper les hommes du seigneur… Économisant au maximum les moyens, Kurosawa tourne son film en décors naturels, dans la forêt impériale qui s’étendait alors jusqu’au portail arrière de la Toho. Seule la scène du poste frontière sera tournée en studio. Beaucoup d’Américains se rendront sur le tournage, dont John Ford, qui ne le dira à Kurosawa que des années plus tard. Le cinéaste retrouve le Japon médiéval, et l’esprit des samouraïs, si cher à l’adepte de kendo qu’il fut enfant. Sur fond de guerre des clans, c’est bien de la violation du code féodal afin de sauver sa vie qu’il est question : pour détourner les soupçons au poste frontière, le prince est déguisé en porteur, battu par son propre homme d’armes. Le filmne sortira sur les écrans japonais que plusieurs années après sa réalisation, après avoir été censuré par les deux camps ! Les Américains y lurent une défense du féodalisme, tandis que les militaristes japonais invoquèrent le non-respect de l’œuvre originale, à cause de l’ajout du personnage comique du porteur, apportant un sens du grotesque alors inédit.

(Tora no o wo fumu otokotachi, Japon, 1945, 59min, N&B, avec Denjiro Okochi, Susumu Fujita, Kenichi Enomoto, Masayuki Mori)

Présenté en version restaurée inédite, ressortie en salles le 9 mars 2016 par Carlotta Films.


Ve 18/03 à 18h45 - Séance unique 


QUI-MARCHE-SUR-LA-QUEUE-DU-TIGRE…

Le cinéaste retrouve le Japon médiéval, et l’esprit des samouraïs, si cher à l’adepte de kendo qu’il fut enfant. Sur fond de guerre des clans, c’est bien de la violation du code féodal afin de sauver sa vie qu’il est question : pour détourner les soupçons au poste frontière, le prince est déguisé en porteur, battu par son propre homme d’armes.

Qui marche sur la queue du tigre… ne sortira sur les écrans japonais que plusieurs années après sa réalisation, après avoir été censuré par les deux camps ! Les Américains y lisent une défense du féodalisme, tandis que les militaristes japonais invoquent le non-respect de l’œuvre originale (« une distorsion, une parodie ! ») à cause de l’ajout du personnage comique du porteur, apportant un sens du grotesque alors inédit.


 

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