Billetterie

Quand passent les cigognes

Letyat jouravli

de Mikhaïl Kalatozov , URSS , 1957

Ve 25/10 à 19h – Me 30/10 à 19h – Di 3/11 à 14h30 Di 17/11 à 16h30

La guerre a séparé les amoureux Veronika (Tatiana Samoïlova) et Boris (Alexeï Batalov), engagé volontaire. Ayant perdu ses parents lors d’un bombardement, Veronika s’est installée dans la famille de Boris. Celui-ci n'a plus donné de nouvelles depuis longtemps et la jeune fille cède aux instances du cousin de Boris, Mark (Alexander Chvorine), qu'elle épouse. Boris est tombé au front, mais sa famille l’ignore…

QUAND-PASSENT-LES-CIGOGNE

 

Sur un scénario du dramaturge Victor Rozov, Mikhaïl Kalatozov a la possibilité d’exprimer ce qui est pour lui « une page de la vie de notre peuple, animée du souffle ardent de notre époque, de ce sentiment d’intense amour qui a sauvé l’humanité de la servitude fasciste, et conquis la paix pour tous les peuples. »

À l'écart de toute propagande, loin du conformisme stalinien, le film s'est débarrassé des poncifs qui alourdissaient encore le cinéma soviétique de l’époque. Quand passent les cigognes fuit le réalisme et dépeint une histoire d’amour bouleversante sur fond de guerre.

Le titre, qui évoque les grues qui traversent plusieurs scènes (rebaptisées cigognes pour la distribution française), souligne la primauté des forces de la nature sur toutes les autres, les guerres et les dictatures ne pouvant rien sur les saisons. Imprégnée de poésie, la mise en scène de Mikhaïl Kalatozov tend vers un style dépouillé, tout en sobriété. La lumière et les longs mouvements de la caméra de Sergueï Ouroussevski retrouvent la force du cinéma muet.

Palme d’or à Cannes en 1958, le film repose aussi sur la sincérité de l’interprétation de Tatiana Samoïlova, dont le visage fascinant illumine l’écran.

« [Avec] Quand passent les cigognes, […] la libération de la technique surpasse encore celle du scénario. Ces cinéastes chevronnés comme Kalatozov étaient capables d’user de leur caméra avec cette invention éblouissante ! Ils pouvaient diriger les acteurs avec une spontanéité à faire pâlir les émules de James Dean et tout l’Actors Studio ! Ils étaient capables de peindre les mouvements de l’amour avec cette fraîcheur et cette subtilité ! » (André Bazin, Le Parisien libéré, 5 mai 1958)

 

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