Billetterie

Pandora

Pandora and the Flying Dutchman

de Albert Lewin , Royaume-Uni, États-Unis , 1951

Je 24/10 à 20h30 – Di 3/11 à 18h45 – Lu 11/11 à 14h30

Pandora Reynolds (Ava Gardner), chanteuse américaine en vacances à Esperanza, petit port d’Espagne, est admirée par tous les hommes. Après avoir refusé d'épouser Reggie Demarest (Marius Goring), qui, par dépit, se suicide, elle choisit de se marier avec Stephen Cameron (Nigel Patrick), un coureur automobile. Mais intriguée par un yacht mystérieux ancré dans la baie, elle le rejoint à la nage et se retrouve face à son unique occupant, l’étrange Hendrick van der Zee (James Mason) dont elle tombe amoureuse…

PANDORA

 

« De tous ces fichus films que j’ai tournés, Pandora compte sans doute parmi les plus obscurs. Pourtant, rien de ce que j’ai fait avant ni après n’a eu un tel impact sur moi. […] Il m’aura suffi de mettre un pied à l’étranger pour que l’escapade prenne des allures de voyage sans retour. » (Ava Gardner, in Antoine Sire, Hollywood, la cité des femmes, Actes Sud / Institut Lumière). Ava Gardner est Pandora, celle qui affole les hommes, déesse que l’amour terrestre laisse de marbre. Car c’est pour le seul amour fou que Pandora vit, l’amour considéré comme un absolu : « la mesure de l’amour, c’est ce qu’on est prêt à sacrifier pour lui » dira un personnage. Sa rencontre avec le mystérieux Hendrick bouleverse sa vie. L’homme attend la femme qui, se sacrifiant pour lui, le libèrera de la malédiction qui le fait errer en mer depuis si longtemps.

Le cinéaste Albert Lewin modernise la légende du Hollandais Volant, y accolant celle de Pandore. Lewin est un réalisateur hors normes. Ancien universitaire, chef du département scénario à la MGM, puis producteur à la Paramount, érudit et amateur d'art, c'est un esthète qui tranche sur le profil habituel des professionnels hollywoodiens. Il tourne six films entre 1942 et 1956, dont il signe tous les scénarios, certains adaptés de Somerset Maugham, Oscar Wilde ou Maupassant. C'est un auteur complet, dont l'œuvre occupe une place particulière dans le cinéma américain des années 40 et 50. Pandora, où se mêlent lyrisme, mythologie et sublimation de l'amour, fut un film-phare pour les surréalistes - Lewin fit d'ailleurs appel à Man Ray pour peindre le portrait de Pandora. Le Technicolor n’a jamais été aussi beau, servi par le magicien de la couleur qu'était le chef-opérateur Jack Cardiff.

 « Quand Pandora tous ses vêtements quittés, nage jusqu’au yacht immobile et silencieux ; s’enveloppe d’une voile blanche puis s’enfonce doucement dans les profondeurs du bateau fantôme […], quand les yeux de l’aube s’ouvrent sur le sable humide d’une plage inviolée, quand enfin dans le noir de la cabine, Pandora réapparaît, enveloppée dans la même voile blanche et ses cheveux ruisselants, mais pour ne plus repartir – et que les mêmes paroles qu’à sa première apparition reviennent sur ces lèvres et celles du Hollandais Volant, le cinéma redevenu la lanterne magique de notre enfance nous a emportés très loin et très haut sur l’aile des songes… » (Cahiers du cinéma n°30, Noël 1953)

 

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