Billetterie

Le Dernier sou

de André Cayatte , France , 1943

Je 24/10 à 17h – Ma 5/11 à 17h

Sous des dehors respectables, l’agence St-Hilaire n’est qu’une vaste entreprise d’escroquerie aux petites annonces, avec à sa tête Stefani (Noël Roquevert), patron dur et froid. Un jeune homme, Pierre Durban (Gilbert Gil), se voit offrir par Stefani un poste de représentant, à condition de verser 25 000 francs en dépôt. Alors qu’il hésite, Pierre reconnaît la secrétaire de Stefani : Marcelle (Ginette Leclerc) est une amie d’enfance…

Dernier-sou

 

Sans possibilité de quitter la Continental Films où il a été embauché en 1941, André Cayatte tourne. Deux mois après avoir posé sa caméra à la fin du tournage de Pierre et Jean, il commence en décembre 1943 le tournage du Dernier Sou, qui ne sortira en salles qu’en janvier 1946, dernier film de la Continental à être exploité, presque deux ans après la Libération et la disparition de la compagnie.

Une fille engagée dans une escroquerie qui finit par s’éprendre de sa victime : de la femme fatale à l’amoureuse éperdue, le thème est certes un classique, mais c’est le premier scénario original écrit par Cayatte dans le but de le réaliser lui-même. Dans une ambiance malsaine, assez proche du film noir, il affirme déjà son goût de porter à l’écran des faits divers ou des cas étudiés alors qu’il était avocat au barreau de Paris. À travers cette histoire de magouilleurs chevronnés, certains verront une satire sociale, critique implicite des comportements lâches et financièrement rentables sous l’Occupation.

Le film sera mal reçu par la critique, qui le jugera peu original. « Ginette Leclerc, en garce trop garce et amoureuse, trop amoureuse, a une assez exacte bassesse. La vamp qu’elle joue ose dire son prix. Gilbert Gil fait le "petit gars" tel que des générations de feuilletonistes l’ont vu. Roquevert est un plausible escroc. Ces personnages et leurs comparses semblent tous vus avec les lunettes approximatives du reporter trop pressé qui a beaucoup lu Eugène Sue. Cette érudition, si M. Cayatte la possède, lui servira à propos, puisqu’il tourne Roger la Honte. Au demeurant, il est sympathique et comme c’est un bon élève, ses progrès le conduiront sans doute, du mélo déguisé au mélo réussi. » (France Roche). Peut-être le film a-t-il été victime de la déferlante de films américains qui avaient alors la préférence du public.

 

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