Billetterie

Le Dernier des six

de Georges Lacombe , France , 1941

Six amis (Jean Tissier, André Luguet, Jean Chevrier, Lucien Nat, Georges Rollin, Raymond Segard) sont liés par un serment. Avec l’argent gagné au jeu par l’un d’eux, ils décident de parcourir le monde séparément, afin de faire fortune. Ils se retrouveront cinq ans plus tard et partageront la somme amassée. La date approche, mais l’un des six décède mystérieusement. L'inspecteur Wens (Pierre Fresnay) est chargé de l’enquête, bientôt aidé par sa maîtresse Mila-Malou (Suzy Delair)…

DERNIER-DES-SIX-1941

 

Adaptant le roman du Belge Stanislas-André Steeman, Henri-Georges Clouzot est ici scénariste et dialoguiste pour le compte de la Continental Films. Pour la réalisation du film, il propose le cinéaste Georges Lacombe, ancien assistant de René Clair.

Qui sera le dernier des six ? L’assassin ou une victime ? L’assassin est-il un des leurs ? Le Dernier des six est un modèle du genre whodunit. Dans un Paris un peu canaille, les hommes liés par le pacte tombent comme des mouches.

Le Dernier des six est une fantaisie policière qui ne prend guère la mort au sérieux. Le jeu de piste est parsemé d’humour et d’ironie (le personnage de Pierre Fresnay y est pour beaucoup), mais pas encore teinté de l’univers sombre qui sera celui de Clouzot. Le futur réalisateur de L’assassin habite au 21 (autre adaptation de Steeman) fait quelques ajouts à l’œuvre originale et crée le personnage de Mila-Malou, la maîtresse haute en couleurs de Wens, pour sa compagne, l’actrice Suzy Delair.

Le journal Paris-Soir (17 septembre 1941) ne tarit pas d’éloges sur le film : «  Il est toujours difficile de faire un bon film policier. Or, celui-ci disons-le, est excellent. L’action est habilement conduite, les effets sont dosés avec un sens aigu de la progression dramatique et le plus perspicace d’entre nous sera incapable de deviner avant l’épilogue lequel est le coupable. Voilà, en vérité, du travail bien fait ! » Et François Vinneuil de conclure dans Le Petit Parisien (19 septembre 1941): « J’ai déjà dit que le dialogue était de Georges Clouzot. Voilà un nom à retenir. Son texte est un modèle de naturel, d’aisance, ce qui ne l’empêche pas d’être spirituel et acéré. » 

 

Je 26/10 à 19h - Sa 28/10 à 14h30

 

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