Billetterie

La Tête contre les murs

de Georges Franju , France , 1959

Maître Gérane (Jean Galland), las des frasques de son fils François (Jean-Pierre Mocky), le fait interner dans un asile psychiatrique. Là-bas, les docteurs Varmont (Pierre Brasseur) et Emery (Paul Meurisse) ne conçoivent pas les traitements de la même manière. François côtoie les autres malades, plus ou moins dangereux, se lie avec un jeune épileptique, Heurtevent (Charles Aznavour), et reçoit les visites épisodiques d’une jeune femme (Anouk Aimée) qu’il a rencontrée la veille de son internement.

TETE-CONTRE-LES-MURS-1959

 

La Tête contre les murs est le premier long métrage de fiction de Georges Franju. Le cinéaste réalisait jusque-là des courts métrages documentaires très personnels. Mais le projet appartient surtout à Jean-Pierre Mocky. Le comédien écrit l’adaptation du roman d'Hervé Bazin et le découpage du film qu’il désire réaliser. Mais les producteurs souhaitent confier la caméra à un réalisateur plus expérimenté. Ce sera Franju.

Franju et Mocky plongent dans l’univers psychiatrique, où s’affrontent deux conceptions de la médecine : une école "à l’ancienne" prônant rigueur et autoritarisme vs. une école plus libérale et humaine. Dénonciation de la psychiatrie répressive, drame de l’enfermement, La Tête contre les murs est un véritable voyage au bout de l’enfer.

Le réalisateur donne à son film une atmosphère oppressante, dans son décor, mais aussi dans les comportements d’une société dite normale. À mi-chemin entre terreur et onirisme, dans un noir & blanc expressionniste signé Eugen Schüfftan, La Tête contre les murs est une œuvre dans laquelle les monstres ne sont pas ceux que l’on croit, et où la folie prend des atours poétiques.

« Dans tous les documentaires signés Georges Franju, tout à coup, même dans les moins réussis, un éclair de folie déchire l’écran et force le spectateur à regarder la réalité sous un autre jour. Dans La Tête contre les murs, le premier long métrage du réalisateur de La Dernière Nuit, cet éclair, cette illumination poétique sont devenus le sujet même du film. […] Franju nous prouve que le surréalisme est nécessaire si on le considère comme un pèlerinage aux sources. Et La Tête contre les murs lui donne raison. » (Jean-Luc Godard, Arts, 25 mars 1959)

 

Je 2/11 à 19h - Sa 4/11 à 16h30

 

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