Billetterie

La Mort aux trousses

de Alfred Hitchcock

Roger Thornhill, publiciste célibataire, est pris pour un espion, un certain Kaplan, qu’on cherche à abattre…

James Stewart était pressenti pour jouer Thornhill; mais il se désista, engagé auprès d’un studio, laissant la place à Cary Grant, dont le sex-appeal le rendait parfait pour le rôle. Eva Marie Saint avait joué la petite amie de Brando dans Sur les quais d’Elia Kazan (rôle refusé par Grace Kelly pour La Main au collet). Patrick McGilligan souligne que « la parfaite interprétation de Saint – le chic incarné – résiste à l’épreuve du temps. » Concernant le fil narratif du film, le cinéaste dit à Truffaut au sujet de ce film que c’est son « meilleur MacGuffin, en ce sens qu’il est le plus vide, le plus non existant et le plus absurde ». Jouant comme toujours avec la censure, il parvint à l’insu de tous à glisser le plan final, explicite de l’acte sexuel, le train plongeant dans un sombre tunnel. Enorme succès commercial, Hitchcock en était fier (“Les 39 Marches américain” a-t-il déclaré à Peter Bogdanovich). Enfin, Patrick McGilligan note que le titre North by Northwest tire son origine d’Hamlet, qu’Hitchcock avait appris par cœur chez les jésuites et dont il parsema son œuvre de références. Dans l’acte II, scène 2 de la pièce, Hamlet déclare : « Je ne suis fou que nord-nord-ouest ; quand le vent vient du sud, je sais faire la différence entre une truelle et une scie à main.» Une réussite époustouflante, tout en légèreté, mêlant l’action, la comédie, le suspense et le romantisme.

(North by Northwest,  États-Unis, 1959, 2h16, couleur, avec Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason, Jessie Royce Landis, Leo G. Carroll et  Martin Landau. Scénario d’Ernest Lehman)


Me 2/01 à 16h30 - Ve 4/01 à 18h30 - Di 6/01 à 14h30 - Di 13/01 à 17h - Sa 9/02 à 18h30


MORT-AUX-TROUSSES

 

À propos de la scène de poursuite de Cary Grant par l’avion : Patrick McGilligan, auteur de Alfred Hitchcock : Une vie d’ombre et de lumière (Institut Lumière/Actes Sud) : « La séquence est une parfaite histoire courte hitchcockienne : presque aucun dialogue,  seulement des bruits naturels, et aucune musique. Une des plus grandes illusions créées par Hitchcock, elle n’aurait pu être réalisée sans les longs préparatifs et le labeur acharné qui caractérisèrent toute la saga de La Mort aux trousses. »

Alfred Hitchcock à François Truffaut : « Voilà comment l’idée de l’avion dans le désert est venue. J’ai voulu réagir contre un vieux cliché : l’homme qui s’est rendu dans un endroit où probablement il va être tué. Qu’est-ce qui se pratique habituellement ? Une nuit “noire” à un carrefour. La victime attend, debout dans le halo d’un réverbère. Le pavé mouillé. Un gros plan d’un chat noir etc. Je me suis demandé : quel serait le contraire de cette scène ? Une plaine déserte, en plein soleil, ni musique, ni chat noir, ni visage mystérieux derrière les fenêtres ! »

 

 

 

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