Billetterie

La Leçon de piano

The Piano

de Jane Campion , Nouvelle-Zélande, Australie, France , 1993

Nouvelle-Zélande, 1852. Ada (Holly Hunter), Écossaise mutique, mère d’une fillette de 9 ans (Anna Paquin), s’apprête à partager la vie d’un inconnu (Sam Neill), au fin fond du bush. Son nouveau mari accepte de transporter toutes ses possessions, à l’exception de la plus précieuse, un piano, qui échoue chez un voisin illettré (Harvey Keitel). Ne pouvant se résigner à cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier : regagner le piano, touche par touche, en lui concédant quelques privautés érotiques…

LECON DE PIANO 1993 07

 

« Quand, un après-midi à Sydney, j’ai vu les courts métrages de Jane Campion, j’ai été comme frappé par la foudre. J’ai perçu qu’il y avait un auteur, une œuvre en devenir. Je n’ai pas eu à me triturer l’esprit pour le savoir ; c’était, comme trente ans plus tôt, l’évidence de Preminger, de Mizoguchi, d’Ida Lupino. », confiait Pierre Rissient, qui fit découvrir Jane Campion en Europe (Mister Everywhere, Institut Lumière / Actes Sud). Cette évidence se confirmera avec les deux premiers longs métrages de la réalisatrice néo-zélandaise, qui accèdera à la reconnaissance internationale, critique et publique, avec ce troisième film.

Un piano échoué sur une plage des antipodes. Cette image, irréelle, appartient à La Leçon de piano. Aucune confusion possible. Inspiré de la littérature gothique du XIXe siècle, le film de Jane Campion raconte la puissance dévastatrice des pulsions amoureuses. Dans des paysages superbes et une atmosphère digne des sœurs Brontë, Ada porte sa robe à crinoline comme une chrysalide dont elle cherche à sortir. Son éveil sensuel passera par Baines, mi-colon, mi-Maori, incarné par un Harvey Keitel animal.

L’œuvre de Jane Campion tient du romantisme, dans ce qu’il a de sombre et dur. Les paysages sont puissants, la nature primitive intense ; la violence y est latente, éclatant parfois avec force ; la construction basée sur les oppositions : primitivisme vs. civilisation, puritanisme vs. liberté.

Tragique, sulfureux, La Leçon de piano, remarquablement accompli et totalement maîtrisé, recevra en 1993 la Palme d’or à Cannes, faisant de Jane Campion la première cinéaste récompensée.

« La Leçon de piano [est] une œuvre frémissante qui s’accorde à la fièvre des rapports humains et évite les pièges de l’académisme. Ce qui frappe, c’est la complexité du propos et l’évidence de la forme ou, pour reprendre la belle formule de Yann Tobin, "un film désespérément énigmatique tout en offrant une aveuglante clarté." » (Michel Ciment, Jane Campion par Jane Campion, Cahiers du cinéma)
 

Je 26/10 à 21h - Ve 27/10 à 21h

 

Ce site nécessite l'utilisation d'un navigateur internet plus récent. Merci de mettre à jour votre navigateur Internet Explorer vers une version plus récente ou de télécharger Mozilla Firefox. :
http://www.mozilla.org/fr/firefox