Billetterie

La Fête à Henriette

de Julien Duvivier , France , 1952

Deux scénaristes (Henri Crémieux et Louis Seigner) s’attellent à l’écriture de leur nouveau film. Ils décident de raconter la journée d’une jeune Parisienne, Henriette (Dany Robin), le 14 juillet, jour de la Fête nationale mais aussi de la sainte Henriette. La jeune femme doit passer la journée avec son fiancée Robert (Michel Roux), photographe-reporter. À partir de là, les deux auteurs n’arrivent plus à s’entendre sur la suite à donner à leur histoire…

Fete-à-Henriette

 

Comment naît un film ? Grâce à Julien Duvivier, réalisateur de La Belle Équipe, Pépé le Moko, Un carnet de bal et bien d’autres, et son coscénariste Henri Jeanson, le processus de création prend ici vie devant les yeux des spectateurs.

Dans ce film étonnant, Duvivier, libéré d’une narration classique, reconstruit son récit et matérialise à l’écran les idées des deux scénaristes. Car, sous la plume des auteurs qui se querellent, le destin d’Henriette est sans cesse ballotté entre deux visions qui s’opposent : l’aventure et les rebondissements ou la certitude d’un happy end. Le polar ou la bluette. Le noir ou le rose.

Visuellement, La Fête à Henriette baigne dans l’atmosphère d’un Paris du 14 juillet, avec ses lampions et ses bals populaires. L’alternance des visions donne son rythme au film, les plans obliques et l’utilisation des italiques différenciant les versions du scénario.

Largement moqueur et peu saisissable, le film divisera la critique qui y verra - selon les goûts - une autocritique du duo de scénaristes Duvivier-Jeanson, une satire du film noir américain et de ses conventions déjà débattus par la critique quelques temps auparavant, une apologie du film romanesque… On reprochera aussi à Duvivier de dénoncer l’utilisation de l’érotisme pour attirer les faveurs du public, tout en en faisant usage lui-même en l’affichant à l’écran !

Pour Maurice Bessy cependant, « C’est la chance de La Fête à Henriette d’être un film de fantaisie… et aussi de mesure. Jamais, nous semble-t-il, auteurs ne se sont autant divertis à divertir les spectateurs. Nous le sentons à chaque image, dans chaque réplique. ». Un enthousiasme qui sera rarement souligné dans la carrière de Duvivier, souvent qualifié de cinéaste sombre et définitivement pessimiste. 

 

Me 8/11 à 19h - Sa 11/11 à 16h30

 

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