Billetterie

L’Affaire du courrier de Lyon

de Claude Autant-Lara, Maurice Lehmann , France , 1937

Le 27 avril 1796, la malle-poste de Lyon transporte une importante somme d’argent pour l’armée d’Italie. Mais le convoi est attaqué par des brigands. La police mène l’enquête. Joseph Lesurques (Pierre Blanchar), un bourgeois parisien, victime de sa ressemblance frappante avec le chef des malfaiteurs, est arrêté et condamné à mort.

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Drame historique, L’Affaire du courrier de Lyon s’inspire de la retentissante "affaire Lesurques" qui bouleversa l’opinion publique à la fin du XVIIIe siècle et coûta la vie à un homme innocent. Ce cas, particulièrement romanesque, nourrira longtemps les imaginations, donnant lieu à des adaptations à la scène comme à l’écran, la version de Maurice Lehmann et Claude Autant-Lara demeurant la plus célèbre.

Homme de théâtre, Maurice Lehmann fait jouer l’affaire sur la scène de la Porte-Saint-Martin, qu’il dirige. Séduit par les possibilités du cinéma et désireux de passer à la production et à la réalisation, il signe, avec L’Affaire du courrier de Lyon, son tout premier film. Le metteur en scène fait, à cette occasion, appel au réalisateur Claude Autant-Lara, fort de son expérience du parlant et des plateaux hollywoodiens. Les deux hommes se retrouveront, par la suite, pour Le Ruisseau ainsi que Fric-Frac. Autant-Lara choisit deux de ses amis, Jean Aurenche (qui deviendra un de ses collaborateurs privilégiés) pour écrire le scénario et Jacques Prévert pour rédiger les dialogues.

S’il s’inspire de la pièce de Moreau, Sirodin et Delacour, Aurenche se débarrasse des éléments mélodramatiques qui foisonnaient, jusque dans l’adaptation muette de Léon Poirier, en 1923. Le film profite de cette narration dépouillée, simplifiée. Outre le travail de recherche et de reconstitution de ce Paris du Directoire, on salue également les scènes de tribunal, démonstration poignante de la vanité et de l'aveuglement d’une justice sommaire.

« Voici un film qui mérite tous les éloges. Dans un genre difficile, hérissé d’embûches – l’évocation historique – il s’est frayé un chemin bien droit et que ne traverse jamais l’ennui. Il est simple, direct, rapide, violent […]. Sur le récit en images de L'Affaire de Lyon plane d’ailleurs une atmosphère qui le rend étrangement prenant. Celle de la fatalité. » (Odile Cambier, Cinémonde n°474, 18 novembre 1937)

 

Je 9/11 à 19h (PROJECTION A LA VILLA LUMIERE) - Ma 14/11 à 19h

 

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