Billetterie

L’Affaire Cicéron

5 Fingers

de Joseph L. Mankiewicz , États-Unis , 1952

Di 27/10 à 16h30 – Ve 1er/11 à 19h – Ve 15/11 à 17h

Ankara, mars 1944. Diello (James Mason), le valet de chambre de l’ambassadeur d’Angleterre en Turquie, prend contact avec Oskar Karlweis (L.C. Moyzisch), qui travaille à l’ambassade allemande, et lui propose de lui fournir les photographies de documents ultra secrets. Les Allemands sont surpris par l’importance des premiers documents de Diello, qu’ils surnomment bientôt Cicéron. Le jour, Diello est domestique et livre les plans de l’opération Overlord à l’ennemi ; la nuit, il courtise une comtesse polonaise ruinée, Slavinska (Danielle Darrieux).

AFFAIRE-CICERON

 

C’est auréolé du succès de All about Eve que Joseph L. Mankiewicz tourne l’année suivante en Turquie L’Affaire Cicéron et signe ainsi sa dernière collaboration contractuelle avec la Twentieth Century-Fox. Par la suite, il cherchera davantage d’indépendance et de liberté.

Basé sur une histoire vraie, romancée par L. C. Moyzisch, attaché à l’ambassade d’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale - et interprète dans le film du rôle d’Oscar Karlweis -, le film raconte l’histoire invraisemblable du valet de l’ambassadeur anglais à Ankara, alors en possession des secrets de l’opération Overlord. « Mankiewicz renvoie dos à dos Anglais et Allemands, méprisant le nazisme de ces derniers et l’inconscience des premiers. »  (Patrick Brion, Joseph L. Mankiewicz, éd. de La Martinière)

Darryl F. Zanuck, producteur du film, en surveille de près la préparation et rédige la note suivante : « Le héros de notre histoire doit être Cicéron, l’espion. (…) C’est un personnage apolitique. Il n’a aucune haine pour l’Allemagne, ni non plus d’amour. Il n’en veut à personne. Nous devons montrer que ce personnage n’a ni animosité, ni frustration, ni désir de vengeance. Il n’a qu’un désir, qu’une ambition : gagner assez d’argent pour pouvoir se retirer. » (cité par Patrick Brion, op. cit.). À l’image d'autres titres du cinéaste, L’Affaire Cicéron décrit des rapports de classe et dépeint le combat d’un homme qui cherche à profiter de la situation pour s’élever dans la hiérarchie sociale.

Dans un éblouissant jeu de dupes, le réalisateur entrecroise les histoires scénarisées par le grand Michael Wilson. « La beauté de L’Affaire Cicéron est de travailler sur ce principe des récits croisés tout en maintenant une pureté de lignes qui ne donne que plus de force à leurs points de jonction, de rupture. » (Vincent Amiel, Positif, n°305-306, juillet-août 1986)

 

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