Billetterie

Employees' Entrance

de Roy Del Ruth , États-Unis , 1933

Kurt Anderson (Warren William) dirige d'une main de fer un grand magasin new-yorkais en proie à des difficultés financières. Sans morale, il n’hésite pas à licencier un homme employé depuis plus de vingt ans ou à jouer avec toutes les femmes qu’il rencontre. La jeune Madeline (Loretta Young), qui recherche désespérément un emploi, en fait les frais. Anderson l'engage, à condition qu’ils passent la nuit ensemble. Madeline a honte et doit cacher à tout le monde qu’elle est fiancée à Martin (Wallace Ford), le bras droit d’Anderson…

Ma 26/10 à 16h30 – Me 6/11 à 19h30

Kurt Anderson (Warren William) dirige d'une main de fer un grand magasin new-yorkais en proie à des difficultés financières. Sans morale, il n’hésite pas à licencier un homme employé depuis plus de vingt ans ou à jouer avec toutes les femmes qu’il rencontre. La jeune Madeline (Loretta Young), qui recherche désespérément un emploi, en fait les frais. Anderson l'engage, à condition qu’ils passent la nuit ensemble. Madeline a honte et doit cacher à tout le monde qu’elle est fiancée à Martin (Wallace Ford), le bras droit d’Anderson…

Employees-Entrance

 

Un an avant que le code Hays n'entre en vigueur, Roy Del Ruth réalise un film sur le capitalisme triomphant. Employees’ Entrance peint la vie d’un grand magasin du point de vue des employés, écrasés par un directeur tyrannique. D'abord comédien à Broadway avant de venir à Hollywood au début du parlant, Warren William fut parmi les acteurs les plus utilisés durant les années 30 (quarante-cinq films entre 1931 et 1939). Ici, il incarne, avec une justesse glaçante et un charisme inquiétant, un patron monstrueux, praticien du droit de cuissage et du licenciement express – on ne trouve guère d'exemples aussi extrêmes dans le cinéma américain.

Anderson représente la figure archétypale du capitalisme d'après la Crise : impitoyable, efficace, noyant tout sentiment dans les "eaux glacées du calcul égoïste", pour reprendre la célèbre formule.

Lorsqu'il découvre Madeline, il ne voit en elle qu'un objet de consommation immédiate, à l'image de ceux qu'il vend dans son magasin.

En s'appuyant sur la pièce originale de David Boehm (car les audaces du pré-Code sont dues autant aux scénaristes qu'aux réalisateurs), Roy Del Ruth, entre dénonciation et humour, franchit quelques interdits et n’hésite pas à aborder des thèmes difficiles comme le suicide, le viol ou le harcèlement sexuel. Le vent de liberté qui souffle sur Hollywood ne durera plus très longtemps, et Employees' Entrance représente une belle manifestation d’impertinence audacieuse.

 

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