Billetterie

Coup de foudre

de Diane Kurys , France , 1983

1942. Léna (Isabelle Huppert) est une jeune Juive d’origine russe. Internée dans un camp près de Perpignan, elle y rencontre Michel (Guy Marchand). Ils se marient afin d’éviter la déportation. Léna ne découvrira qu’après le mariage que Michel est lui aussi juif. Ils parviendront à fuir vers l’Italie. À Lyon, Madeleine (Miou-Miou) épouse Raymond (Robin Renucci), mais le bonheur est bref : il est abattu sous ses yeux par la Milice. Dix ans plus tard, Madeleine et Léna se rencontrent…

COUP-DE-FOUDRE-1982

 

Après Diabolo menthe et Cocktail Molotov, poursuite de l’exploration de son histoire personnelle pour Diane Kurys, mais rupture de la chronologie : si dans ses deux premiers films, la cinéaste s’attachait à ses années d’adolescence, avec Coup de foudre, elle livre l’histoire de sa mère à travers le personnage de Léna.

En dix ans, les vies de Léna et Madeleine ont bien évolué. Léna et Michel ont deux fillettes et Michel tient un garage. Madeleine, artiste endormie, s’est remariée avec Costa, champion de la combine infructueuse, et est mère d’un petit garçon. Le coup de foudre est immédiat entre ces deux femmes, leur amitié va tout dévorer. Leur rencontre est déterminante : elles prennent conscience de la vie qu’elles mènent. Léna, petite-bourgeoise, s’émancipe, elle veut sortir, travailler, conduire… Et Madeleine, avec Léna à ses côtés, se sent enfin la force de partir pour Paris. Pour la cinéaste, « elles ont trop souffert de leur impuissance devant l’Histoire pour ne pas assumer celle qui ne dépend que de leur volonté, leur histoire à elles. » Le besoin de quitter ensemble leur univers, un confort relatif et leurs mariages de circonstance devient alors impérieux.

Diane Kurys a voulu une reconstitution juste des années 1950, et a empli le film de ses souvenirs de petite fille : le rouge à lèvres qui laisse des traces sur les joues des enfants, le sac de sa mère, l’ambre solaire et son odeur si particulière, les bas "couture", les tenues New Look et le Lyon des promenades… Certains lui reprocheront cette reconstitution, trop parfaite. Mais pour Françoise Navailh, l’intérêt du film est bien ailleurs : « Les personnages sont vrais, émouvants (particulièrement Miou-Miou et Marchand dont l’amour maladroit touche), drôles (le mariage de Léna, Costa et ses combines), ils évoluent, bref ils ont une épaisseur humaine. Kurys a enfin acquis la maîtrise, le poids et la profondeur qui lui manquaient. J’ai un coup de cœur pour Coup de foudre. » (La Revue du Cinéma n°383, mai 1983)

 

Di 29/10 à 14h30 - Ma 31/10 à 19h

 

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