Billetterie

Cotton Club

The Cotton Club

de Francis Ford Coppola , États-Unis , 1984

Sa 26/10 à 20h45 - Ve 8/11 à 21h - Me 13/11 à 16h30 - Di 17/11 à 18h30

Dixie Dwyer (Richard Gere) est cornettiste dans un club de Harlem. Il sauve par hasard la vie de Dutch Schultz (James Remar), un bootlegger, qui, pour le remercier, l’engage au service de sa maîtresse, la belle Vera Cicero (Diane Lane). Parallèlement, un danseur de claquettes noir, Sandman Williams (Gregory Hines), décroche un contrat au Cotton Club et tombe sous le charme de Ula Rose Oliver (Lonette McKee), danseuse dont la peau claire lui permet de se faire passer pour une Blanche. Autour de ces deux couples, la pègre tisse son réseau de violence.

COTTON-CLUB

 

La genèse de Cotton Club fut compliquée. C’est le producteur Robert Evans (Le Parrain, Le Parrain II) qui acquiert les droits d’un ouvrage de Jim Haskins sur le célèbre club de Harlem, et demande au romancier Mario Puzo d’en tirer un scénario. Mais après plusieurs versions et de nombreux remaniements, le producteur n’est pas satisfait. Il appelle alors Francis Ford Coppola au chevet de son « baby sick ». Coppola est alors dans une période très difficile, car lourdement endetté par Coup de cœur – situation qui ne s’est pas améliorée avec l’accueil en demi-teinte du diptyque Outsiders / Rusty James. Il accepte de réécrire le film, mais aussi de le réaliser (un tournage particulièrement difficile), et ne cachera jamais l’avoir fait pour éponger ses dettes.

Avec Cotton Club, Coppola revient au grand spectacle. Le club, fondé à Harlem en 1923 et propriété du malfrat Owney Madden, accueillit les meilleurs musiciens et danseurs noirs, comme Duke Ellington ou Cab Calloway, qui se produisaient devant un public exclusivement blanc. Haut lieu de la vie nocturne, on y croisait James Cagney, Fred Astaire, Noel Coward, Gloria Swanson, mais également des gangsters notoires. Parmi eux, Al Capone, Dutch Schultz ou Legs Diamond y traitaient leurs affaires. C’était le Jazz Age.

La fresque couvre sept années, des Roarings Twenties à la Grande Dépression. À travers les deux histoires de couple, l’un blanc, l’autre noir, Coppola dresse le portrait de l’Amérique de la prohibition, où la pègre règne, la ségrégation est la norme, les minorités sont réduites au silence et les luttes de pouvoir permanentes.

Coppola fusionne les genres alors en vogue au moment de l’action et mêle musical et film noir. La musique de John Barry (essentielle), le montage (subtil), tout participe de cette fusion, où l'on se mitraille au son des claquettes. La violence, explosive, est ici chorégraphiée comme un spectacle de Broadway.

« Le résultat est en fin de compte à la hauteur du projet : décrire avec enthousiasme au travers d’un lieu ludique tout un pan de la société américaine dans les années cruciales qui vont des années vingt à la crise et à la reprise au début des années trente. […] Peut-être qu’après les films « émotifs » Coup de cœur, The Outsiders et Rusty James, Coppola éprouvait le besoin de se redéfinir dans un genre codé du cinéma américain, à mi-chemin entre le film de gangsters et la comédie musicale, avant de repartir vers des œuvres plus personnelles, en remontant toujours plus haut la rivière d’Apocalypse Now – à la recherche de l’indicible. » (Jean A. Gili, Positif n°288, février 1985)

 

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