Billetterie

Contes des chrysanthèmes tardifs

de Kenji Mizoguchi

A la fin du XIXe siècle, le jeune Kikunosuke fait partie d'une famille illustre d'acteurs du théâtre kabuki. Son jeu est jugé très mauvais par tous mais personne n'ose le lui dire. Seule Otoku, la bonne de la famille, ose lui parler pour lui ouvrir les yeux. Il se développe alors entre eux une amitié qui se transforme rapidement en amour...

Lorsque Kenji Mizoguchi tourne Les Contes des chrysanthèmes tardifs en 1939, le Japon subit de plein fouet la dictature militaire. Afin de contourner le système de censure mis en place, le réalisateur choisit d’évoquer le passé plutôt que le contexte japonais actuel, ce qui ne l’empêche nullement de soigner le réalisme de son film, soucieux de montrer les évolutions de la société nippone et de ses mentalités. Mizoguchi brosse ici un éblouissant portrait de femme, sacrifiée au nom de l’idéal artistique. En effet, le cinéaste choisit de rendre hommage au théâtre japonais, à son éclat, mais aussi à sa cruauté, à travers le récit de ce jeune acteur de kabuki, Kikunosuke Onoe, inspiré d’une histoire vraie. Mizoguchi instaure ici une forme nouvelle de langage cinématographique, aussi singulière que poétique, avec ses cadrages extrêmement travaillés et ses multiples plans-séquences dans lesquels les protagonistes sont au centre de chaque mouvement de caméra. Présenté dans sa splendide restauration à 2K, Les Contes des chrysanthèmes tardifs contient toute la quintessence de l’art de Kenji Mizoguchi.

(Zangiku monogatari, Jap, 1939, 2h22, N&B, avec Shotaro Hanayagi, Kakuko Mori, Kokichi Takada, Gonjuro Kawarazaki)

Ressortie par Carlotta

 

Me 11/05 à 21h - Me 18/05 à 20h45

CONTES-DES-CHRYSANTHEMES-TARDIFS

 

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