Billetterie

Blonde Crazy

de Roy Del Ruth , États-Unis , 1931

Me 23/10 à 19h15 – Sa 2/11 à 18h45 – Ma 12/11 à 17h

Dans l'Amérique des années 30, Bert Harris (James Cagney) est groom dans l’hôtel où Ann Roberts (Joan Blondell) vient de trouver un emploi de femme de chambre. S’ils ne s’avouent pas encore leur amour, le duo devient très vite inséparable. Grâce au talent d’escroc de Bert et à la beauté d’Ann, ils arnaquent tout ce qui se présente. Ils finissent par quitter leur emploi, changent de ville et font la connaissance d'un escroc de haut vol, Dan Barker (Louis Calhern)…

Blonde-Crazy

 

D'abord scénariste pour Mack Sennett, puis réalisateur, Roy Del Ruth trouve au sein de la Warner Bros. un terrain fertile à sa créativité. Avant l’application du code Hays, le cinéaste, comme tant d’autres, ne se soucie guère des controverses éventuelles et, en mettant en scène un couple d’arnaqueurs, il s’inscrit dans la tendance de l'époque qui fait l’apologie des hors-la-loi (tel L’Ennemi public de William A. Wellman, sorti la même année). Il réalise en 1931 deux films, Le Faucon maltais, première adaptation du célèbre roman de Dashiell Hammett, et Blonde Crazy.

Blonde Crazy a pour vedettes James Cagney et Joan Blondell. L’acteur incarne Bert Harris, un jeune opportuniste qui cherche à gagner de l’argent rapidement pendant la Grande Dépression. Habitué des rôles de mauvais garçon, James Cagney joue un criminel au grand cœur et apporte nuance et relief à ce personnage attachant quoique amoral. À ses côtés, Joan Blondell est une fausse naïve qui use de ses charmes pour aboutir à ses fins. Très vite, le couple d’escrocs sans grande envergure tombe sur plus fort que lui.

Blonde Crazy est une comédie exemplaire du pré-Code : un couple électrique, des dialogues nerveux et sans fioritures, un rythme effréné (comme la plupart des films Warner du moment, il est court), une intrigue audacieuse et une mise en scène d'une belle liberté – voir la célèbre scène de Joan Blondell dans sa baignoire. Les années 30 furent une période faste pour Roy Del Ruth, cinéaste peu considéré, mais qui, durant cette décennie, réalisa trente-cinq films dont plusieurs méritent grandement d'être revus.

 

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